Lundi, 29 juin 2026

Diane Dallaire portera les couleurs du Parti Québécois dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue

Publié:
Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Visiblement émue, Diane Dallaire a remporté son investiture face à Jean-François Vachon avec une légère avance, mais suffisante pour passer à la prochaine étape. Photo : Mathieu Proulx
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À l’issue d’une investiture chaudement disputée, Diane Dallaire représentera le Parti Québécois dans la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue lors des élections générales du 3 octobre prochain. L’ancienne mairesse de Rouyn-Noranda a obtenu 50,56 % des voix contre 49,44 % pour Jean-François Vachon, dans un scrutin qui s’est joué à quelques votes près.

 

Une course serrée jusqu’au bout

Le choix n’a visiblement pas été facile pour les membres du Parti Québécois. Près de 200 militants ont exercé leur droit de vote lors de cette investiture tenue à l’Hôtel Noranda. Malgré un soleil radieux, une température de 30 degrés et les festivités du 100e anniversaire de Rouyn-Noranda, la salle était bondée.

Les deux candidats ont livré un discours empreint d’émotion. Jean-François Vachon a mis de l’avant son expérience auprès du député bloquiste Sébastien Lemire ainsi que sa connaissance des enjeux régionaux. Diane Dallaire a pour sa part insisté sur ses racines profondément péquistes et souverainistes, tout en rappelant son expérience au sein du milieu municipal.

Une fois le vote complété, la permanence du Parti Québécois a dévoilé les résultats. Les organisateurs ont notamment souligné le respect et la courtoisie dont ont fait preuve les deux candidats tout au long de la campagne, rappelant qu’il s’agissait de l’une des investitures les plus serrées de la présente course à la candidature.

Lorsque les résultats ont été annoncés, Diane Dallaire a accueilli sa victoire avec beaucoup d’émotion, sous les applaudissements nourris des militants.

« Je suis émue par la confiance des membres, a-t-elle déclaré en entrevue quelques minutes après sa victoire. Pour moi, il s’agit d’une grande étape. Maintenant, on se met au travail en vue de l’élection. »

L’ancienne mairesse retrouvera ainsi un ancien collègue de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, qui défendra lui aussi les couleurs du Parti Québécois, cette fois dans Abitibi-Ouest.

« On a collaboré ensemble, Sébastien et moi, a-t-elle mentionné. Je serai vraiment heureuse de travailler avec lui pour porter la voix de la région tout entière. Je sais que c’est réciproque pour lui également. »

Interrogée sur les grands dossiers qui pourraient marquer la campagne, Diane Dallaire a notamment évoqué celui de la Fonderie Horne. Sans vouloir s’avancer davantage, puisque la campagne électorale n’est pas encore déclenchée, elle estime que l’entreprise devra répondre aux attentes de la population après avoir obtenu un sursis de sept années supplémentaires.

« Les régions doivent disposer des moyens nécessaires pour assurer leur vitalité et leur développement, a-t-elle poursuivi. Il n’existe aucun projet de société qui accomplira davantage cette tâche que l’indépendance du Québec. Entre-temps, je veux m’assurer qu’on mette en place les bases nécessaires et qu’on redonne confiance aux travailleurs sur le terrain. »

 

Jean-François Vachon accepte le verdict

Visiblement déçu du résultat, Jean-François Vachon ne regrettait toutefois rien de sa campagne.

« J’ai fait tout ce que j’avais à faire, a-t-il assuré. Je suis fier du travail accompli. Je ne pense pas que j’aurais pu faire plus. J’ai multiplié les appels aux membres. Je respecte leur choix, même si le résultat est très serré. »

 

Jean-Francois Vachon lors de son allocution devant les 200 militants du Parti Québec de Rouyn-Noranda-Témiscamingue. Photo : Mathieu Proulx


Après avoir porté les couleurs du Parti Québécois lors des élections de 2022, dans un contexte beaucoup moins favorable au parti, M. Vachon aurait souhaité poursuivre l’aventure.

Questionné sur une éventuelle implication dans la campagne de Diane Dallaire, il a préféré ne pas se prononcer pour le moment.

Dans un communiqué, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a salué le travail du candidat défait.

« Les campagnes à l'investiture démontrent la vitalité de notre mouvement politique. D'avoir la possibilité de choisir entre deux personnes talentueuses et compétentes montre que notre option est en bonne santé. Je remercie donc Jean-François et lui tends la main pour la suite des choses afin qu'il poursuive son engagement. L'heure est maintenant au rassemblement pour remporter la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue en octobre prochain. »

Paul St-Pierre Plamondon lors d'un rassemblement militant à Amos,ce printemps, pour annoncer son candidat dans Abitibi-Ouest :  Le maire, Sébastien D'Astous. Photo : Archives/MédiaT

 

Le portrait régional se précise lentement

L’investiture de Diane Dallaire permet maintenant de mieux définir le portrait de la prochaine campagne électorale en Abitibi-Témiscamingue.

Dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, deux anciennes mairesses sont désormais officiellement candidates. Diane Dallaire représentera le Parti Québécois, tandis que l’ancienne mairesse de Latulipe-et-Gaboury, France Marion, portera les couleurs de Québec solidaire.

France Marion est la candidate solidaire dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue. Photo : Courtoisie

Du côté de la Coalition avenir Québec, aucun candidat n’a encore été annoncé pour succéder au député Daniel Bernard, qui a confirmé qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat. Le Parti libéral du Québec et le Parti conservateur du Québec n’ont toujours pas dévoilé leur candidat.

Dans Abitibi-Ouest, Sébastien D’Astous est officiellement candidat du Parti Québécois. La députée sortante, Suzanne Blais, a pour sa part réitéré à plusieurs reprises son intention de défendre son bilan, sans être officiellement investie. Les autres formations politiques n’ont pas encore annoncé leurs représentants.

 

En Abitibi-Est, selon les informations obtenues par MédiAT, le Parti Québécois devrait dévoiler son candidat ou sa candidate au début du mois d’août, au retour de la période des vacances.

Québec solidaire a de son côté choisi Sara Germain, une jeune candidate ayant œuvré dans le milieu communautaire et en défense des droits humains à l’international.

Quant au député indépendant Pierre Dufour, il n’a toujours pas confirmé s’il sollicitera un nouveau mandat. Il a toutefois indiqué à MédiAT avoir été approché par plusieurs formations politiques. Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a déjà exprimé son intérêt à l'idée de compter un deuxième député élu dans son équipe. Le Parti libéral pourrait également tenter de convaincre Pierre Dufour de joindre ses rangs, lui qui avait déjà envisagé une candidature sous cette bannière en 2014.