Mardi, 2 juin 2026

Recul de l'Harricana sur Natagan : Une première victoire pour la communauté de Barraute

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
L'annonce du report d'un an de la réorganisation des services à Natagan a été accueillie avec une joie intense à Barraute. Le travail pour la relance de l'école débute dès maintenant pour la mobilisation. Photo : Mathieu Proulx
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L’annonce du maintien des services éducatifs à Natagan pour une année supplémentaire a été accueillie avec beaucoup de soulagement et de fierté par la communauté de Barraute.

Vendredi 29 mai dernier, après une sortie publique des maires et mairesses de la MRC d’Abitibi ainsi que des démissions au sein du conseil d’administration, le Centre de services scolaire Harricana a réuni son conseil afin d’évaluer les dernières informations.

À 17 h 22, les journalistes qui croyaient amorcer leur congé bien mérité ont reçu la décision : un report d’un an de la réorganisation des services éducatifs. Les élèves de 4e et 5e secondaire n’auront donc pas à étudier à Amos dès l’automne prochain et les enfants de 5e et 6e année du primaire poursuivront leur parcours à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur.

 

Un soulagement collectif

La mairesse de Barraute, Josseline Lepage, décrit le sentiment qu’elle a ressenti lorsqu’elle a reçu la confirmation du Centre de services scolaire Harricana.

« C’était un grand soulagement et une très belle surprise, parce qu’on ne s’attendait pas à recevoir cette nouvelle aussi rapidement », a-t-elle relaté en entrevue avec MédiAT.

« La joie était palpable, a pour sa part partagé la porte-parole du comité de vigie, Jeanne Grenier. J’étais très émue lorsque la nouvelle est tombée. Mon téléphone sonnait sans arrêt. Même certains enseignants m’ont appelée en pleurant tellement ils étaient heureux du dénouement. »

 

Personne n’a cessé d’y croire

La mobilisation aurait pu s’essouffler après la première décision du conseil d’administration, rendue le 4 mai dernier, mais comme le dit l’adage, le temps arrange bien les choses.

Pour le comité de vigie de Barraute et la mairesse, cette décision est très positive, même si le plus gros du travail commence maintenant. Dès cette semaine, le plan d’action sera adopté et officiellement lancé. Les concentrations hockey et volleyball ainsi que le programme de sports de glisse développé en collaboration avec le Mont-Vidéo seront au cœur de cette démarche.

« Il s’agit d’une occasion de faire nos preuves et de valider nos propositions, a poursuivi la mairesse. Nous sautons à pieds joints dans ce projet, qui est très positif pour notre milieu. »

 

Des projets d’avenir pour Barraute

Même si les échanges ont parfois été corsés entre le CSS Harricana et les représentants du milieu, Mme Lepage espère que personne n’en fera une affaire personnelle.

« On va trouver le moyen de s’asseoir ensemble et de faire avancer les choses », a-t-elle conclu.

Jeanne Grenier se montre également très confiante quant au succès des projets envisagés.

« Le travail est déjà amorcé avec la direction de l’établissement, les représentants du Mont-Vidéo et le comité, a-t-elle assuré. Les horaires fonctionnent parfaitement. Il n’y a aucune raison de croire que ce projet ne pourra pas se réaliser. »

Sur le plan financier, le comité envisage de mettre sur pied une fondation afin de soutenir les élèves intéressés par ces programmes, sans que l’argent ne devienne un frein à leurs ambitions.

 

Un appui important des maires

Pour Mme Lepage, l’appui unanime des maires et mairesses de la MRC d’Abitibi a contribué à faire pencher la balance.

« Toutes les municipalités étaient concernées, a-t-elle expliqué. On se disait tous : qui seront les prochains touchés par une réorganisation des services? La lettre signée par le préfet, Sébastien D’Astous, nous a donné un appui important. »

Quelques semaines auparavant, une première communication avait été transmise à la ministre, mais celle-ci était demeurée sans réponse.

De son côté, Jeanne Grenier souligne avoir travaillé étroitement avec la députée Suzanne Blais afin de transmettre l’information au cabinet de la ministre de l’Éducation, Sonia Lebel.

« Nous avons fourni beaucoup de détails sur les irrégularités que nous avions relevées, a-t-elle indiqué. La deuxième lettre de la MRC adressée directement à la ministre, combinée à mes appels quotidiens auprès de la députée, a contribué à faire bouger les choses. »