Mardi, 21 juillet 2026

Un projet pilote permettra l’abattage de bovins en Ontario pour des producteurs de l’Abitibi-Témiscamingue

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Sept producteurs de la région pourront faire abattre au total 50 bêtes annuellement dans le cadre d'un projet pilote d'abattage inter-province. L'Absence d'un abattoir régional complique la vie des producteurs de boeuf de la région depuis de nombreuses années. Photo : Archives
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 Un projet pilote permettra l’abattage de bovins en Ontario pour des producteurs de l’Abitibi-Témiscamingue

Sept entreprises de l’Abitibi-Témiscamingue participeront à un projet pilote permettant l’abattage de 50 bovins par année à l’abattoir de Bell Valley en Ontario, une mesure réclamée depuis longtemps par le milieu agricole pour pallier au  manque de capacité d’abattage dans la région.

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le projet, qui s’échelonnera sur deux ans, vise à réduire les longues distances que doivent parcourir plusieurs producteurs pour accéder à un abattoir. 

Les animaux seront transformés dans un établissement ontarien autorisé situé près de la frontière,à Bell Valley, avant que la viande puisse être vendue au détail en Abitibi-Témiscamingue. La date de début n'est pas connue pour l'instant.

D'après le responsable des communications de l’UPA Abitibi-Témiscamingue, David Prince, cette mesure est le fruit de plusieurs années de démarches. Plusieurs modalités restent toutefois à être précisées.

Évidemment, la limitation à 50 bêtes au total pour sept producteurs  demeure un ratio faible, mais il s’agit tout de même d’un pas dans la bonne direction selon M. Prince. 

Comme on a pu le lire dans un le communiqué du MAPAQ, ce projet pilote d'une durée de deux ans découle d'une directive des ministres de l'Agriculture fédéral, provinciaux et territoriaux prévoyant la recherche de stratégies face aux irritants au commerce intérieur, notamment dans les collectivités rurales situées près des frontières. 

Il s'agit d'une réponse coordonnée des gouvernements du Québec, de l'Ontario et du Canada pour tester à petite échelle une solution ciblée, sécuritaire et adaptée aux réalités régionales. Toutes les viandes commercialisées dans le cadre de ce projet seront clairement identifiées et entièrement traçables sur le marché.

Le ministre de l'Agriculture au Québec, Donald Martel, a rappelé que les producteurs de bovins de l'Abitibi-Témiscamingue rencontrent des défis particuliers en raison de l'éloignement géographique de la région et de l'accès limité aux services de transformation.

 «Ce projet pilote offre une solution concrète qui répond à un besoin réel et à des demandes répétées du secteur bovin, a-t-il poursuivi. Il reflète notre volonté de poser des actions pragmatiques, de soutenir l'agriculture de proximité en renforçant les capacités régionales et de rapprocher les installations de transformation des producteurs. » ajout de titre et sous-titre