Vendredi, 21 août 2026

Québec solidaire souhaite mettre fin au recul de la condition féminine en région

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Les candidates pour Québec Solidaire en Abitibi-Témiscamingue : France Marion, Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Joanie Bolduc, Abitibi-Ouest et Sara Germain, Abitibi-Est entendent mettre la condition féminine au coeur de leurs priorités durant la prochaine campagne. Photo : Mathieu Proulx
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À moins d’une semaine du déclenchement des élections générales au Québec, l’équipe entièrement féminine de Québec solidaire en Abitibi-Témiscamingue lance sa campagne sous le thème de la lutte contre le recul des conditions de vie des femmes en région.

Les trois candidates de Québec solidaire en Abitibi-Témiscamingue ont présenté leurs priorités en matière de santé, de logement, de services de garde et de décentralisation.

Dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, France Marion a placé la santé au sommet de ses priorités. Elle déplore notamment l’éloignement des soins de proximité et l’accès difficile aux services de première ligne.

« Selon les données, 73 % des visites à l’urgence en Abitibi-Témiscamingue sont considérées comme non urgentes, comparativement à une moyenne de 53 % ailleurs au Québec. »

France Marion souligne également la diminution du nombre de médecins au Témiscamingue, qui serait passé de 28 en 2016 à un peu plus de 17 aujourd’hui.

Elle cite notamment la fermeture temporaire du service d’obstétrique au Témiscamingue, qui a été interrompu pendant sept semaines. «Cela met nos femmes et nos nourrissons en danger.», a-t-elle lancé.


Dans Abitibi-Ouest, Joanie Bolduc s’est pour sa part attaquée au dossier du futur hôpital d’Amos.

Elle déplore que le projet tarde à se concrétiser et réclame une voix régionale plus forte pour faire avancer le dossier. « À chaque campagne, ça devient un élément électoraliste; rien de signé, que des promesses. Il fallait une voix forte pour s’assurer que ce dossier avance pour vrai. »

L’ingénieure de formation fait également un lien entre les redevances minières et les services offerts en région. Elle estime que l’Abitibi-Témiscamingue contribue largement à l’économie québécoise, sans recevoir une part équivalente des services et des décisions.

 

Les services de garde font aussi partie de ses priorités.

Joanie Bolduc affirme que plusieurs familles demeurent sur des listes d’attente malgré la création de nouvelles places.

 « Pour les femmes, les effets négatifs sont nombreux : un frein à leur avancement de carrière, une perte de revenus importante pour le noyau familial, mais aussi des impacts sur une génération complète qui ne peut avoir accès à un réseau de qualité. »

 

Dans Abitibi-Est, Sara Germain a plutôt mis l’accent sur la crise du logement. Elle juge préoccupant le taux d’inoccupation inférieur à 2 % en région, comparativement à 3,4 % ailleurs au Québec. « Pendant cinq ans, la CAQ a refusé de reconnaître le problème et d’agir. Aujourd’hui, on vit l’une des pires crises jamais vues », a-t-elle déploré.


Sara Germain affirme que Québec solidaire présentera son plan en matière de logement dans les prochaines semaines. Pour les trois candidates, les enjeux régionaux et les conditions de vie des femmes seront au cœur de leur campagne.