La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, appuyée par plus de 80 organismes régionaux, demande aux candidats aux prochaines élections de s’engager à reconnaître les besoins particuliers de l’Abitibi-Témiscamingue. La Déclaration de l’Abitibi-Témiscamingue demande notamment au gouvernement de reconnaître un statut particulier à la région.
« Il n’y a pas de région qui ait les mêmes réalités, a indiqué le préfet de Rouyn-Noranda, Gilles Chapadeau. Dans les dernières années, on a composé avec des programmes mur-à-mur. Il y a un manque de reconnaissance de qui nous sommes et donc, on profite de la campagne pour inscrire nos demandes. »
Parler d'une seule voix
Le 8 septembre prochain, la Conférence des préfets exposera cinq demandes autour de cinq grands principes. « Elles vont porter sur des questions particulières concernant les grands défis de l’Abitibi-Témiscamingue, a ajouté M. Chapadeau. On va parler d’une seule voix et la démarche sera dans la continuité du rapport de la firme Aviséo sur le déficit fiscal de l’Abitibi-Témiscamingue. »
Déjà, la Conférence mentionne que la déclaration demande au prochain gouvernement du Québec de reconnaître le caractère particulier de l’Abitibi-Témiscamingue par une redistribution plus équitable des investissements publics, d’adapter les programmes gouvernementaux, les normes de financement et les critères d’admissibilité aux réalités territoriales, et d’accorder à la région une plus grande autonomie.
Mettre fin au statu quo
En entrevue, M. Chapadeau a rappelé l’appui d’une vaste majorité de la population régionale. 58 municipalités ont appuyé la Déclaration de l’Abitibi-Témiscamingue, en plus de 19 partenaires régionaux.
« Leur appui témoigne d’un large consensus : le statu quo n’est plus possible, a-t-on indiqué dans un communiqué de la CPAT. Notre région doit pouvoir compter sur des moyens à la hauteur de sa contribution, de ses ambitions et des défis auxquels elle fait face. »
Le CREAT veut mettre le développement durable en avant
Le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) a témoigné de son appui à la Déclaration par voie de communiqué. Il rappelle que celle-ci vise à créer une volonté commune de défendre les intérêts de la région.
Il poursuit en mentionnant que désormais, tout développement futur ne devrait plus être axé exclusivement sur l’économie. Selon lui, les futurs développements devront s’inscrire dans une logique de développement durable.
« Il est déplorable que la région contribue de façon disproportionnée à la richesse collective du Québec sans obtenir de retour proportionnel, a affirmé la directrice générale du CREAT, Bianca Bédard. Ce constat appuie la légitimité des demandes futures de financement pérenne pour la transition écologique, la protection des milieux naturels et l’adaptation aux changements climatiques. »
Les cinq demandent seront présentés officiellement le 8 septembre lors d’un rassemblement.