Vendredi, 11 septembre 2026

Sébastien D’Astous veut que la région soit reconnue à sa juste valeur

Publié:
Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Sébatien D'Astous veut ramener les pouvoirs décisionnels en Abitibi-Témiscamingue et donner plus de moyens aux institutions. Photo : Courtoisie
Partager cet article

Le candidat péquiste dans Abitibi-Ouest et maire d’Amos, Sébastien D’Astous, entend faire de la reconnaissance des particularités régionales et le partage des redevances minières ses priorités s’il est élu député le 5 octobre prochain.

Pour lui, l’Abitibi-Ouest et ses deux MRC présentent des réalités différentes de celles des grands centres.

« Nous devons reconnaître les particularités dans les décisions gouvernementales, a-t-il déclaré. Ce qui fonctionne à Montréal ne fonctionne pas nécessairement de la même façon chez nous. »

 

Décentraliser les pouvoirs

M. D’Astous entend donc mener un combat pour la décentralisation des pouvoirs et des ressources vers les institutions régionales.

« La priorité va être d’être en mesure de réinjecter de l’argent dans l’ensemble de nos infrastructures, a ajouté le candidat. Nous avons été mis à mal ces dernières années et l’équité sera de mise. »

M. D’Astous souhaite également une meilleure répartition des redevances minières vers les milieux locaux. Faisant suite à l’annonce de son chef moins d’une semaine plus tôt, le candidat dans Abitibi-Ouest croit que les régions comme la sienne méritent davantage.

« L’activité minière met une pression supplémentaire sur le monde municipal, sur les citoyens, a-t-il expliqué. On a donc besoin d’argent pour compenser et s’assurer que l’acceptabilité sociale des mines demeure. »

 

 

10 % des redevances pour les régions

Ainsi, selon la proposition péquiste, les régions directement touchées par l’industrie minière recevraient directement 10 % des redevances minières versées au Trésor public québécois. Pour l’ensemble des régions, cela pourrait représenter 48 millions $, dont 27 millions $ exclusivement pour l’Abitibi-Témiscamingue.

M. D’Astous veut également faire de l’Abitibi-Témiscamingue une région phare pour les minéraux stratégiques.

« Il faut le faire en maintenant une acceptabilité sociale dans nos milieux, a-t-il souligné. On veut aussi garder notre région attractive pour diminuer le navettage et maximiser les retombées économiques chez nous. »

M. D’Astous souligne par ailleurs les efforts de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour développer les régions en périphérie du fleuve Saint-Laurent.

« Ce n’était pas une mauvaise idée en soi, mais ce n’est surtout pas une bonne raison de laisser tomber les régions comme la nôtre », a-t-il déploré.

 

Une présence dans toute la circonscription

Alors que certains se questionnent sur l’intention de M. D’Astous de maintenir deux bureaux de circonscription advenant son élection, l’actuel maire s’est montré rassurant.

« N’ayez crainte, il y aura une présence dans la totalité de la circonscription (…) Pour l’instant, je me concentre à gagner mon élection pour bien les représenter par la suite. »

En conclusion, M. D’Astous se dit prêt à travailler dès les premiers jours d’une éventuelle victoire.

« Je n’aurai pas besoin de deux ans pour maîtriser les dossiers, je les connais déjà bien. Ma compréhension des enjeux et des problématiques va faire en sorte que je serai fonctionnel dès le lendemain des élections. »

François Gendron appuie Sébastien D'Astous en raison de son expérience et de ses contacts dans l'appareil gouvernemental. Photo : Denis Germain

François Gendron appuie son ancien adversaire

L’ancien député d’Abitibi-Ouest et recordman de la politique québécoise, François Gendron, était aux côtés du candidat D’Astous lors de son point de presse. Pour lui, le choix est évident.

« Il (M. D’Astous) a de l’expertise, un bagage de connaissances que je connais également pour l’avoir eu comme adversaire à deux occasions, a-t-il partagé. Maire d’Amos, préfet de la MRC d’Abitibi… Il a des contacts importants à Québec dans la haute fonction publique. Il s’agit d’un avantage pour un député. S’il a de bonnes relations avec ces gens-là, il peut faire avancer les dossiers. »

M. Gendron a également partagé quelques conseils à son protégé.

« Il faut être proche de son monde, les écouter et choisir les dossiers qui correspondent à leurs attentes, a-t-il affirmé. Quand tu choisis ce qui correspond aux attentes, il y a une pensée positive qui tire la région vers le haut. »

-Avec les informations de Denis Germain, Radio Boréale