Domaine des rives : Pikogan juge les démarches du Groupe Altura trop rapides
Le Domaine des Rives, un nouveau développement domiciliaire propriété du Groupe Altura, continue d’alimenter les critiques de la part de la communauté Abitibiwinni de Pikogan.
Après avoir pris connaissance d’une publication faisant la promotion de la trentaine de terrains disponibles sur la prolongement de la rue Jean-Paul Labrecque au nord-est d’Amos, (quartier du Précieux-Sang) sur la page Facebook du Groupe Altura, la Conseil de la Première nation de Pikogan a mentionné avoir des préoccupations face à cette annonce jugée hâtive.
Formé de jeunes gens d’affaires amossois notamment Jérôme Belzile et Romy Mathieu, le Groupe Altura a publié la mise à jour des disponibilités de terrain le 11 octobre dernier sur sa page Facebook informant que quatre terrains en bordure la rivière Harricana avaient déjà trouvé preneurs en plus de deux réservations.
« Cette annonce, qui fait état de la mise en vente des terrains, survient alors qu’il avait été convenu que les discussions entre le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni (CPNA), le promoteur et les représentants de la Ville d’Amos se poursuivraient à l’issue de la période électorale à Pikogan », peut-on lire dans un communiqué officiel du CPNA.

On ajoute que la démarche du Groupe Altura est prématurée. Le CPNA regrette que l’annonce ait été faite avant que des échanges approfondis aient pu avoir lieu tel que convenu lors d’une brève rencontre entre les parties concernées en août dernier.
«Le CPNA a la responsabilité d’entendre les préoccupations de ses membres et de veiller à la protection des droits et des intérêts de la Première Nation Abitibiwinni, a souligné la Cheffe, Chantal Kistabish. Plusieurs questions importantes demeurent en suspens et doivent faire l’objet de discussions approfondies dans le cadre de ce développement immobilier sur les rives de la rivière Harricana.»
Le Groupe Altura n’a pas souhaité, pour le moments, commenter davantage. Par messagerie, le groupe confirme à MédiAT être en discussion avec les représentants du CPNA. « Nous demeurons ouverts aux discussions et souhaitons que les échanges se poursuivent directement entre les parties dans un esprit de respect de collaboration », a-t-on indiqué.

Pour sa part, le Conseil entend pour sa part poursuivre les démarches afin d’obtenir les informations nécessaires pour l’analyse du dossier et la défense des droits et intérêts des Abitibiwinni.