Mercredi, 28 octobre 2026

Logement : l’AQRP dénonce l'exploitation des aînés et exige un encadrement strict

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Christian Péloquin
Christian Péloquin
MédiAT
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À la suite du reportage Portes à tout prix (Enquête, Radio-Canada), l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) tire la sonnette d’alarme. L’organisme dénonce la spéculation immobilière agressive qui fragilise les locataires, particulièrement les séniors, et réclame un resserrement législatif urgent.

Pour gonfler la valeur de leurs immeubles et accroître leur capacité d’emprunt, certains investisseurs usent de tactiques douteuses : pressions psychologiques, hausses abusives et incitation au départ. Faute de connaître leurs droits ou par crainte d'un litige au Tribunal administratif du logement (TAL), de nombreux ménages cèdent à ces manœuvres.

Un péril pour la sécurité des séniors

Cette réalité frappe de plein fouet les personnes de 65 ans et plus. Souvent dotés de revenus fixes et modestes, les aînés encaissent difficilement ces augmentations draconiennes. Au-delà de l'impact financier, un déménagement forcé déracine ces citoyens de leur communauté, altérant leur réseau de soutien et leur accès aux soins de santé de proximité. Bien que des règles protègent contre les évictions directes, le cadre légal reste aveugle face aux hausses dissuasives qui poussent à l'abandon spontané du bail.

Agir contre la crise de l'inabordabilité

Ces pratiques spéculatives exacerbent la crise du logement abordable partout au Québec, y compris en région comme en Abitibi-Témiscamingue. Pour l’AQRP, construire ne suffit plus : il faut garantir des loyers adaptés à la capacité réelle des ménages. L’association presse le gouvernement d’imposer une transparence obligatoire sur les justifications de hausse et de s'inspirer de l'Ontario, où un plafond annuel légal encadre les loyers. Offrir la stabilité résidentielle aux aînés est une condition essentielle au respect de leur dignité.