Un premier immeuble de six logements imprimé en béton prévu à Amos en 2027
Un premier immeuble de six logements construits grâce à l’impression 3D devrait être érigé à l’été 2027 à Amos, selon le directeur principal du Regroupement innovant pour l’impression d’immeubles 3D, David Laliberté. Le financement du projet a été renouvelé par le Fonds de recherche du Québec.
Le Regroupement innovant pour l’impression d’immeubles 3D (RI³D-FRQ) a obtenu la confirmation du renouvellement de son financement pour poursuivre ses travaux de recherche visant à accélérer l’utilisation de l’impression 3D dans l’industrie de la construction.
Le Fonds de recherche du Québec (FRQ) a renouvelé une enveloppe de 1,02 M$ pour permettre au RI³D-FRQ de poursuivre ses démarches. D’autres partenaires accordent également un financement supplémentaire de 1 M$.
« Le renouvellement de la confiance de nos partenaires, accompagné d’un soutien encore plus solide à notre mission, ouvre un nouveau chapitre pour le RI³D-FRQ. Résolument tournés vers l’avenir, nous voulons accélérer le passage de la recherche à l’action et contribuer concrètement à réinventer les façons de concevoir et de construire des bâtiments plus durables, performants et adaptés aux réalités de demain », a affirmé le directeur principal du RI³D-FRQ, David Laliberté, dans un communiqué.
Parmi les projets du regroupement figure la construction d’un immeuble de six logements dont les composantes seront imprimées dans le laboratoire du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Le terrain, cédé par la Ville d’Amos, se trouve dans le nouveau développement d’Amos-Est, près de la troisième installation du CPE Les Petits Élans, sur la route de Saint-Maurice.
Un laboratoire opérationnel
En entrevue avec MédiAT, David Laliberté a fait le point sur l’avancement du projet. Depuis la première annonce, en 2024, plusieurs étapes ont été franchies.
« On prévoit toujours la construction du bâtiment à l’été 2027, a assuré David Laliberté. Au moment de l’annonce du projet d’Amos, on n’avait pas d’équipements d’assez grande envergure. Il a donc fallu faire des démarches pour obtenir les fonds nécessaires à leur acquisition. »
À l’automne 2025, les équipements ont été reçus et le laboratoire est devenu pleinement opérationnel en janvier 2026.
« Depuis, nous sommes en mode tests », a poursuivi M. Laliberté.
Différents matériaux ont été mis à l’essai et l’équipe a réussi à imprimer un mur de trois mètres de haut.
« Ça peut sembler facile à faire, mais il y a plusieurs éléments à considérer pour arriver à un résultat convenable, a-t-il expliqué. On a réussi à imprimer des structures avec des fenêtres et des portes. »
Réduire les coûts à long terme
L’impression 3D vise notamment à réduire le temps de main-d’œuvre nécessaire à la construction. Il faudra toutefois terminer les essais pour déterminer les coûts totaux de cette méthode.
« Mon intuition est qu’au départ, ça va coûter plus cher, mais avec des tests et des améliorations, il y aura des gains pour diminuer les coûts de construction », a mentionné M. Laliberté.
L’un des avantages de cette technologie réside dans la possibilité de reproduire des pièces et des modules une fois leur conception et leur fabrication maîtrisées.
Miser sur la préfabrication
Dans le cadre de ses recherches, l’équipe de David Laliberté se concentre sur la préfabrication en usine, une approche qui pourrait mieux convenir aux conditions climatiques de la région.
« Avec notre climat, on ne peut pas imprimer à l’extérieur toute l’année, a-t-il expliqué. En étudiant la préfabrication, on pourra évaluer un modèle hybride, avec l’impression en usine l’hiver et l’impression à l’extérieur l’été pour les projets qui s’y prêtent davantage. »