Logements : Les taux d’inoccupation sont toujours très bas en région

Les taux d'inoccupation des logements en Abitibi-Témiscamingue sont parmi les plus bas du Québec. C'est à Rouyn-Noranda que l'on observe la pire situation. Photo tirée de Facebook. (Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue)

Dernière mise à jour

Le taux d’inoccupation des logements demeurent très bas en région sous le seuil d’équilibre selon une étude publiée par la Société canadienne d’hypothèque et de logements. (SCHL) L’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue est inquiète alors que le prix des logements ne fait qu’augmenter.

C’est à Rouyn-Noranda que la situation est la pire avec 1% du taux d’inoccupation. Val-d’Or affiche un taux de 1,5% alors qu’à Amos le taux est à 2,9% un peu plus bas que taux d’équilibre suggéré de 3%.

«Des chiffres qui confirment que pour une 13e année consécutive, la pénurie de logement continue à faire augmenter le prix des loyers, à appauvrir les ménages les plus vulnérables et à en inquiéter de nouveaux», a commenté l’ALOCAT sur sa page Facebook.

Les loyers continuent de grimper

Le prix des logements continuent d’augmenter. Pour l’ALOCAT, le développement de logements privés ne fait qu’aider les propriétaires privés.
Photo tirée de Facebook

Le prix des loyers continue également d’augmenter un peu partout. Pour un logement de deux chambres, un locataire paiera en moyenne 652-673$ à Val-d’Or, en hausse de 5,2%. À Rouyn-Noranda, le prix moyen est de 646-681$ soit hausse de 3,1% tandis qu’à Amos le montant moyen est de 636-663$, soit une hausse de 2,7%.

À Amos, le projet de  25 logements sociaux devrait finalement voir le jour au cours de l’année 2020 ce qui devrait contribuer à améliorer la situation. Il s’agit d’un projet de 4M$. En décembre,  lors de l’annonce du budget, le maire D’Astous espérait pouvoir débuter la construction ce printemps.

Des risques importants, selon le FRAPRU

« Dans ces conditions, la situation va assurément se détériorer pour les 195 000 ménages locataires du Québec qui consacrent déjà plus de la moitié de leur revenu pour se loger, s’est inquiété, la porte-parole du FRAPRU,  Véronique Laflamme. Les logements neufs étant hors de prix, les loyers des logements vacants augmentant drastiquement, des gens vont être forcés de quitter leurs communautés, de s’éloigner des services, voire de changer leurs enfants d’école. D’autres n’auront pas d’autres options que de louer des logements trop petits pour leur famille ou en mauvais état.»

Le FRAPRU rappelle donc aux locataires qui souhaitent déménager de trouver un nouveau logement avant de céder leur bail. On met également les citoyens en garde contre les propriétaires qui tentent de les jeter dehors grâce à divers stratagèmes.(évictions, rénovations, reprises sous de faux prétextes, hausse de loyer abusive.)

En Abitibi-Témiscamingue, les citoyens peuvent contacter l’Alocat pour toute demande d’aide concernant leur situation de logement au (819) 277-5536.