Attractivité minière : Le Québec chute selon l’Institut Fraser

Les mines sont désormais considérées comme un service prioritaires et pourront donc redémarrer dès le mercredi 15 avril. Photo :Archives/ MédiAT

L’Association minière du Québec (AMQ) a reçu une douche froide à la lecture du classement de l’institut Fraser sur l’attractivité des régions minières qui a placé le Québec du 4e au 18e rang mondial. 

Pour l’AMQ, ces résultats viennent confirmer l’importance de faciliter le développement minier sans pour autant le déréglementer. L’AMQ affirme que les paliers fédéral et provincial ne sont pas arrivés à rendre le climat attractif pour l’industrie. 

« Bien que l’on sente une réelle volonté du gouvernement du Québec de diminuer les délais d’obtention de permis, de proposer une réglementation environnementale tenant compte des réalités du secteur minier et de diminuer les fardeaux financiers et administratifs, cela ne se répercute pas sur l’indice de confiance des investisseurs qui continuent de voir le Québec comme une juridiction où l’incertitude plane, a mentionné la directrice générale de l’AMQ, Josée Méthot. Les investisseurs cherchant la prévisibilité, les résultats dévoilés par l’Institut Fraser doivent être perçus comme un signal clair en faveur d’une amélioration immédiate du climat d’investissement et un rappel que le Québec est en compétition avec le reste de la planète pour attirer les projets miniers. »

Par voie de communiqué, L’AMQ cite quelques zones floues pour expliquer la mauvaise performance du Québec. L’incertitude concernant la réglementation environnementale et les aires protégées comme des éléments négatifs. 

L’Association minière espère que le gouvernement profitera du prochain budget du 10 mars prochain pour proposer des mesures donnant une bouffée d’aire frais aux minières.

«Il est vrai que l’industrie minière se porte relativement bien au Québec, a poursuivi Mme Méthot. Il ne faut toutefois pas attendre le prochain cycle baissier pour poser des gestes permettant d’améliorer l’attractivité de la province. Lorsqu’on sait qu’un gisement découvert aujourd’hui pourrait devenir une mine dans quinze ans, c’est maintenant qu’il faut agir pour assurer la pérennité de l’industrie minière au Québec et ses importantes retombées socioéconomiques.»