Gazoduq : Le processus du BAPE est lancé, mais seulement pour l’usine

Le projet de Gazoduq traversera un vaste territoire touchant huit Premières Nations qui ont annoncé s'associer pour analyser les impacts du projet.

Le Bureau d’audience publique sur l’environnement, le BAPE, a reçu aujourd’hui le mandat du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, pour le projet d’Énergie Saguenay, cette usine de liquéfaction de gaz naturel qui sera amené par pipeline de l’ouest canadien jusqu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean traversant l’Abitibi-Témiscamingue.

Le mandat du BAPE  porte toutefois exclusivement sur l’usine de liquéfaction qui sera située à Saguenay allant à l’encontre de la position des opposants au projet de Gazoduq, dont la Coalition anti-pipeline, qui ont toujours demandé à ce que le projet soit analysé dans son ensemble. On parle donc de l’extraction par fracturation hydraulique en passant par le pipeline, l’usine de liquéfaction, le transport par mégas méthaniers dans le fjord du Saguenay et la combustion finale du méthane.

Pour la coalition, une usine sans pipeline ou un pipeline sans usine ne pourraient fonctionner.

Le BAPE sera présidé par Philippe Bourke et débutera le 14 septembre pour une période d’environ quatre mois. M. Bourke procédera à la composition de la commission d’enquête qui déterminera ensuite le calendrier des travaux, le moment de la tenue des séances publiques et les modalités de participation. Ces informations devraient alors être annoncées en août.

Du côté de pipeline, il doit subir une évaluation conjointe entre les paliers provincial et fédéral. Le public peut d’ailleurs formuler ses commentaires sur le projet jusqu’au 4 juin prochain.