Incendie suspect à Val-d’Or

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Le feu s'est rapidement propagé des hangars de l'immeuble à logements jusqu'au garage de la maison voisine. Michel Ducas, Initiative de journalisme local

VAL-D’OR-La Sûreté du Québec enquête sur un incendie d’origine suspecte survenu la nuit dernière, à l’arrière d’une maison unifamiliale et d’un immeuble à logements de la 4e avenue à Val-d’Or, et qui a jeté une quinzaine de personnes à la rue.

«Les pompiers ont reçu l’appel vers 2h15, précise le chef Éric Hébert, du Service de sécurité incendie de Val-d’Or. Selon les premières observations, le feu a pris son origine à l’arrière du bâtiment.  On croit que le feu aurait débuté dans des poubelles situées derrière un immeuble de huit logements, et se serait propagé aux hangars arrière et au garage de la maison voisine.»

Les pompiers ont mis un peu moins de trois heures pour maîtriser le brasier, qui n’a fait aucun blessé. Une quinzaine de personnes ont dû malgré tout évacuer leur domicile. Pour éviter que le feu n’attaque la maison, les pompiers ont dû pratiquer une ouverture dans le toit.

«Au vu des informations que nous détenions, certains éléments nous laissaient croire qu’une main criminelle a mis le feu. Nous avons donc transféré le dossier à la Sûreté du Québec», a déclaré le chef Hébert.

Des techniciens en renfort

La SQ a immédiatement dépêché sur les lieux un technicien en incendie, pour tenter de déterminer les causes exactes du sinistre. «Pour le moment, nous traitons toujours l’affaire comme un incendie d’origine suspecte, indique le Sergent Jean-Raphaël Drolet, de la SQ. Nous sommes à la recherche d’indices et d’informations qui pourraient nous éclairer sur les causes exactes du feu.»

Les résidants de l’immeuble à logements ont pu réintégrer leur domicile en début d’avant-midi. Pour ce qui est de l’étendue des dommages, impossible de les chiffrer pour le moment. «Le feu a fortement endommagé du matériel entreposé dans les hangars à l’arrière de l’immeuble, ainsi que dans le garage à l’arrière de la résidence, note le Sgt. Drolet.»

Texte publié dans le cadre de l’Initiative de journalisme local (La Presse canadienne)