La loi 40 adoptée sous bâillon vendredi

Les Commissions scolaires vivent leur derniers jours. Le ministre de l'Éducation force la tenue d'un baîllon pour adopter son projet de loi. Photo : Archives.

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Le projet de loi 40 sur la réforme de la gouvernance scolaire sera adopté sous bâillon à Québec vendredi. Les députés ont été convoqués pour une séance spéciale.

La semaine dernière, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, avait laissé sous entendre qu’il pourrait se prévaloir du BÂILLON pour adopter son projet. En entrevue avec MédiAT, il toutefois mentionné espérer ne pas avoir à se rendre-là tout comme sa collègue et députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais. Il déplorait l’attitude obstructionniste des partis d’opposition.

Plusieurs regroupements d’enseignants ont dénoncé le projet de loi 40 ces derniers jours. La Centrale des syndicats du Québec a dénoncé le dérapage du ministre qui désire, selon eux, adopter le projet de loi trop rapidement. Pour eux, les conséquences sur les élèves, les enseignants et les parents sont majeures. Cette décision est jugée irresponsable. On déplore également que le projet de loi s’attaque à l’autonomie du personnel enseignant avec l’imposition de formation continue  entre autres.

La présidente de la FSE-CSQ, Josée Scalibrini déplorait la décision du ministre par voie de communiqué la semaine dernière :

« La semaine prochaine, alors que d’un côté il tiendra de beaux discours à l’occasion de la Semaine des enseignants, d’un autre, il sera question de bâillon et de moyens de leur imposer de la formation continue alors qu’ils en font déjà. C’est la crédibilité du ministre auprès des enseignants qui est en jeu. Pourquoi ne pas utiliser l’espace qui lui appartient  pour démontrer qu’il peut écouter, entendre et même défendre ses profs à l’occasion? Cette attaque sur la profession enseignante n’avait tout simplement pas sa raison d’être

« Le gouvernement modifie en profondeur la Loi sur l’instruction publique et cela aura de sérieuses conséquences pour le personnel, les élèves et leurs parents. C’est totalement irresponsable de vouloir bousculer tout le monde et de recourir au bâillon pour imposer des changements d’une telle envergure et de refuser d’entendre les arguments des opposants », déplore la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

Ne manquez pas ce vendredi dans l’ACTU +, notre entrevue complète avec le ministre de l’Éducation réalisée plutôt cette semaine ainsi qu’une entrevue avec la présidente de la Commission scolaire Harricana, Annie Quenneville.