Les services de garde en milieu familial passent à l’action

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L’Alliance des intervenants en petite enfance de l’Abitibi-Témiscamingue (ADIM) ont mené une action spéciale au bureau du député et ministre régional, Pierre Dufour.

Cette action vise à faire pression sur le ministère dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur entente collective. Une campagne publicitaire sera également lancée afin de dénoncer que 55% des milieux pourraient fermer leurs portes ici trois ans si le financement n’est pas bonifié.

 

Par voie de communiqué, les représentants ont rappelé qu’ils étaient sans entente collective depuis le 31 mars 2019 et que les dernières offres reçues étaient méprisantes et irrespectueuses.

« Nous demandons une rémunération juste et équitable pour nos membres, souligne la présidente de l’ADIM Abitibi-Témiscamingue (CSQ), Nathalie Baril.. Nos membres s’occupent des tout-petits de notre région et se dévouent quotidiennement dans leur travail. C’est la moindre des choses de les soutenir à la hauteur des services qu’elles rendent à la population.»

Les responsables en rappellent qu’elles gagnent actuellement l’équivalente 12,42$ de l’heure. Le gouvernement a proposé de hausser à 12,48$ de l’heure. La demande des RSE est de fixer le salaire à 16,75$ de l’heure.

« Ça n’a aucun sens qu’on tolère collectivement qu’une profession aussi importante soit aussi peu valorisée. Il faut mettre les bouchées doubles pour reconnaître le travail de ces héroïnes de la petite enfance », a demandé Mme Baril dans un communiqué. L’ADIM demande également la reconnaissance du temps travail pour la préparation des dossiers de l’enfant et pour les rencontres avec les parents. Ces tâches seront obligatoires dès juin 2020.