Mines : 7300 postes à combler d’ici 2023

Le Québec perd des plumes au point de vue de l'attractivité dans l'industrie minière. Photo: Archives | MédiAT

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Le comité sectoriel de main-d’oeuvre de l’industrie des mines (CSMO) a rendu publique l’estimation des besoins de l’industrie minière pour 2019 à 2023. On y apprend que plus de 7300 postes seront à combler pendant cette période.

L’étude a été réalisée par la table jamésienne de concertations minière (TJCM) et ses partenaires. Les 7300 postes à combler seront répartis principalement dans les trois grandes régions minières que sont l’Abitibi-Témiscamingue, le Nord-du-Québec et la Côte-Nord.

Le nouveau recensement révèle également un taux de remplacement de la main-d’oeuvre de 7,9% pour l’Abitibi-Témiscamingue et 9,7% au Nord-du-Québec.

«La proportion des besoins de main-d’œuvre dans le secteur minier au Québec provenant du remplacement demeure en progression depuis 2010, l’année de la première étude provinciale effectuée par la TJCM pour le CSMO Mines, peut-on lire dans la conclusion de l’étude. On prévoit en effet que pour la période 2019-2023, 99 % des besoins de main-d’œuvre du secteur minier québécois seront reliés au remplacement (retraite et migration extrasectorielle et hors Québec).»

Moins de mines en 2023

Le nombre de mines en exploitation passera de 24 en 2018 à 20 en 2023 et retournera à 24 mines en 2028. Selon le rapport, la diminution de mine s’explique d’abord par l’épuisement normal de certaines ressources et le report de projets du secteurs des minéraux stratégiques ( lithium, vanadium, terres rares, graphite)

«La nécessité d’entrevoir l’ajout aux projets de minéraux critiques et stratégiques d’une usine de transformation du minerai en métal, le niveau d’expertise technique élevé à atteindre, les difficultés d’accès au financement et la conjoncture mondiale particulière du marché de ces métaux d’avenir sont des enjeux spécifiques à cette filière qui contribuent au ralentissement du développement de ce type de projet», a-t-on expliqué dans le rapport.

Parmi les professions en demande, le métier d’opérateur de machinerie lourde est le plus en demande suivie par celle de foreur long trou.