Mort de Michaël Bédard : le DPCP ne portera pas d’accusation

Michaël Bédard
Francois Munger
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Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé plus tôt aujourd’hui qu’il ne porterait pas d’accusation dans le dossier de l’enquête indépendante instituée entourant la mort de l’amossois Michaël Bédard le 13 octobre 2020 à Mont-Laurier, sur la route 117.

Après examen du rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le DPCP conclut que la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par le policier de la Sûreté du Québec (SQ) qui a mortellement happé Michaël.

Trois procureurs se sont penchés sur le dossier et ont informé les proches des motifs de la décision.

Rappelons que le 13 octobre 2020, à 8 h 26, un appel d’urgence est reçu concernant un homme de 67 ans inconscient et en arrêt cardiorespiratoire à Rivière-Rouge. Une ambulance est demandée sur les lieux. Une demande d’assistance est également placée à la SQ pour un défibrillateur externe automatisé  à 8 h 29. Au moment de l’appel, deux policiers assistent à une présentation à Mont-Laurier. Ils décident de répondre à cette demande d’assistance. Ils se mettent en direction de Rivière-Rouge, puisqu’il s’agit d’une « priorité 1 ». Ils sont chacun dans leur véhicule de patrouille. À 8 h 42, pendant qu’il conduit, sur la route 117, un des agents demande au centre de gestion des appels si l’ambulance est rendue sur place. On lui répond que des vérifications seront effectuées. À 8 h 45, le second policier annonce sur les ondes radio que son collègue a eu un accident de la route. Selon l’enquête le policier impliqué dans l’accident a dévié de sa voie et a heurté un premier véhicule en sens inverse. Par la suite, il a frappé violemment un deuxième véhicule circulant également en direction opposée, Michaël Bédard, qui conduisait celui-ci est alors décédé.

Selon un communiqué émis, le DPCP a jugé que le  policier impliqué dans l’accident roulait à une vitesse supérieure à la limite prévue à cet endroit, soit 90 km/h, mais qu’il était légitime de le faire en vertu de la situation d’urgence.