Rentrée scolaire 2.0 : La préparation va bien dans l’Harricana

Le retour à l'école devrait bien se faire selon les propos du directeur général de la CS Harricana, Yannick Roy. La collaboration du personnel et le portrait de la clientèle qui revient sont rassurants. La logistique du transport scolaire apporte des casse-têtes. photo: François Munger, MédiAT

Le directeur général de la Commission scolaire Harricana, Yannick Roy, est confiant pour «la deuxième rentrée scolaire» prévue le lundi 11 mai pour les élèves du primaire. 

D’une école à l’autre, les chiffres varient, mais la proportion d’élèves qui reviendront est d’environ 56% en moyenne. 

Cette proportion rassure le directeur général. Les locaux des écoles suffiront pour respecter les mesures de distanciation sociale imposées par la Santé publique. Pour l’instant, l’organisation ne compte pas utiliser les autres bâtiments de la CSH pour créer des classes. Le personnel est à pied d’oeuvre pour adapter les locaux en fonction de la clientèle et de la distanciation sociale. Le maximum de 15 élèves ne pourra être respecté partout. En moyenne, on parle de 10 élèves par classe. 

Transport scolaire difficile

Le transport scolaire obligera l’organisation à faire des choix. 

«Notre plus grand défi était vraiment de connaître notre clientèle. Pour la suite, nous avons des restrictions au niveau du transport scolaire qui sera compliqué. La majorité des gens en ont besoin, mais la capacité est autour de 25%. Nous aurons à faire des choix.»

Bien que la pénurie de main-d’oeuvre soit aussi bien réelle dans le monde de l’enseignement comme dans bien d’autres secteurs de l’économie, le directeur général ne prévoit pas manquer de personnel pendant ce retour à l’école 

«On a du personnel qui vont donner des prestations de travail à partir de la maison, a précisé le directeur général. Ces personnes représentent 20% de notre personnel au niveau primaire. On sera en mesure de réaffecter le bon nombre de personnes à d’autres tâches. Globalement, les gens sont disponibles et collaborent.» 

Pour voir l’entrevue complète avec Yannick Roy, écoutez notre émission L’Actu + ce vendredi 17h sur les ondes de TVC7 et sur nos pages Facebook Médiat et TVC7.

Beaucoup d’enfants n’auront pas leur place

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a précisé une incompréhension au sujet des tarifs dans les services de garde. M. Lacombe a réagi sur sa page Faebook pour clarifier la situation. 

Sur Facebook  on peut lire :  «j’ai publiquement dit que les parents dont les enfants ne retourneraient pas dans leur service de garde éducatif pourraient conserver leur place jusqu’au 1er septembre, puis qu’ils n’auraient pas à payer avant leur retour.»

«J’aurais dû plutôt dire : que les parents pourront conserver leur place jusqu’au 1er septembre, puis qu’ils n’auront pas à payer avant le retour À LA NORMALE du réseau, ce printemps ou cet été, lorsque nous permettrons un retour de 100 % des enfants.»

Il explique que la compensation financière offerte aux CPE, aux garderies subventionnées ou non ainsi qu’aux services de garde en milieu familial est construite ainsi.

Le sujet des garderies s’est également invité lors du point de presse quotidien. La vice-Première ministre, Geneviève Guilbeault, a admis que plusieurs enfants n’auront pas leur place en raison des cibles à respecter pour réduire le nombre d’enfants par groupe. Elle explique que  le ratio de 30% augmenterait progressivement dans les semaines à venir selon l’évolution de la pandémie.

Autre ombre au tableau, selon la Fédération des intervenantes en petite enfance, près de 6000 éducatrices, dont plus de 3000 dans les milieux familiaux, pourraient ne pas être de retour lundi en raison de leur âge ou de leur état de santé. Ainsi, on évalue à 20 000 le nombre d’enfants qui pourraient ne pas avoir accès à leurs places.