Revendications du Syndicat interprofessionnel en santé de l’Abitibi-Témisamingue

jean-sébastien blais

Le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue exprime ses revendications durant les élections. Il souhaite notamment que le gouvernement impose un ratio par infirmier/ère, cesse d’avoir recours à la main-d’oeuvre indépendante et donne un statut particulier à la région.

Jean-Sébastien Blais, président du syndicat, précise :

« Ce qu’il faut savoir, c’est que dans le monde où ce qu’on est, il n’y a pas de limite de patients par infirmière ou par infirmière auxiliaire, donc, dans les pires cas qu’on voit, dans les CHSLD, par moments la nuit, une infirmière peut être seule pour 175 patients. Cette charge de travail-là rend ça extrêmement difficile, notamment pour nos jeunes professionnels en soins qui commencent, qui ont cette charge de travail-là. »

Le syndicat exige donc qu’il y ait un nombre maximal de patient(es) pouvant être sous la supervision d’un(e) infirmier/ère, comme cela s’observe dans les Centres de la Petite Enfance (CPE) ou dans les écoles. Monsieur Blais soutient que les personnes ayant quitté le réseau reviendraient si les ratios étaient implantés.

« Ça ne viendra pas tout seul : il ne faut pas penser que juste les ratios va venir sauver le réseau parce qu’il faut comprendre qu’on manque énormément d’infirmières. Juste en Abitibi-Témiscamingue, il en manque 350. Si on dit qu’on instaure des ratios, concrètement, ce que ça veut dire, c’est qu’on va avoir besoin de plus d’infirmières pour offrir les mêmes soins. […] Il faut le faire de manière graduelle. »

Le syndicat demande à ce que les personnes travaillant au privé reviennent au public. Cesser d’avoir recours à la main-d’oeuvre indépendante permettrait une meilleure équité entre les professionnel(les), qui n’ont pas tous les mêmes conditions de travail.

Un statut particulier à la région est également demandé afin d’offrir des incitatifs aux travailleurs de la santé à venir en Abitibi-Témiscamingue. L’une des mesures serait d’offrir une place en CPE pour chaque professionnel de la santé. Monsieur Blais explique qu’une vingtaine de professionnel(les) souhaitent revenir dans le domaine de la santé, mais ne peuvent pas parce qu’ils/elles n’ont pas de place pour leurs enfants.

Rappelons que le syndicat représente 1700 professionnels en soins dans la région : les infirmiers/ères, infirmiers/ères auxiliers/ères et inhalothérapeutes.

Dernière modification le 12 septembre 2022 15:38