Des longicornes à François Legault en passant par les déboires en santé et l'augmentation de l'itinérance, qu'avez-vous préféré en 2025 en Abitibi-Témiscamingue ? Plusieurs sujets d'actualité ont marqué l'année des lecteurs du Médiat.ca si l'on se fie aux chiffres des visites quotidiennes tout au long de l'année. Voici un récapitulatif des nouvelles les plus marquantes en Abitibi-Témiscamingue selon vous.
Mathieu Proulx, Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Les longicornes ont envahi les centres-villes
Au début de l’été 2025, les Abitibiens n’avaient qu’un seul mot au bout des lèvres (et dans les cheveux) : Barbots. Ces petits bestioles noires à cornes, appelées longicornes, en ont dégoûté plus d’uns. L’entomologiste amossois, Tommy St-Laurent, avait profité de l’occasion pour expliquer que la présence des longicornes était un impact direct des feux de forêt de 2023. Ces insectes pondent leurs œufs dans les vieilles souches de bois pourri.
Un chapiteau s’effrondre à Vassan et la Bijouterie Leduc de Rouyn-Noranda victime de brigands
Au cours de l’été, alors que la saison des festivals battaient son plein, les participants du Festival Harricana à Vassan ont eu toute une frousse lorsque le chapiteau s’est carrément effondré sur leurs têtes en raison de forts vents. Heureusement, il n’y a eu que quelques blessées mineures. La catastrophe a pu être évitée de peu.
À Rouyn-Noranda, la Bijouterie Leduc a été victime d’un vol spectaculaire. En plein centre-ville, lors d’une nuit à la fin juillet, quatre individus ont fracassé les vitrines et dérobé pour plus de 200 000$ de marchandises. Le prix de l’or à la hausse a entraîné une vague de vols dans les bijouteries du Québec et de l’Ontario. Les individus agissent de manière organisée
Mises à pied chez Arbec à Amos
En 2025, l’industrie forestière n’aura pas connu de bons résultats. Les tarifs douaniers imposés par Donald Trump sur le bois d’œuvre ont creusé encore plus cette industrie qui n’allait déjà pas très bien avec la baisse des mises en chantier aux États-Unis.
Les impacts se sont faits sentir dans la région notamment au Témiscamingue à l’usine Ryam, mais aussi à Amos chez Produits forestiers Arbec. Le 17 novembre, la direction annoncait la mise à pied d’une centaine d’employés à partir du 20 décembre. La baisse de la demande et la pression à la baisse des prix ont été évoquées pour expliquer cette fermeture temporaire d’une durée indéterminée. Arbec s’est montrée rassurante en mentionnait ne pas vouloir démanteler l’usine à court terme. Les installations seront « maintenues, entretenues et sécurisées », a-t-on souligné dans un communiqué.
La SQDC s’installe au centre-ville d’Amos
Le Société québécoise du cannabis (SQDC) a confirmé au cours de l’été 2025 qu’elle ouvrirait sa succursale d’Amos au cours de l’hiver. L’ouverture officielle a été faite le 16 décembre dans les anciens locaux de La Gourmandine. Il s’agit de la plus petite surface au Québec. On y retrouve tout de même près de 250 produits (préroulés, comestibles, fleurs séchées…) Il s’agit de la 109e succursale à ouvrir ses portes au Québec et la 4e en Abitibi-Témiscamingue après Val-d’Or, Rouyn-Noranda et Ville-Marie.
Reportage lors de la journée porte-ouverte aux médias :
L’hôpital de Rouyn-Noranda lourdement endommagé par un incendie
Le 14 juillet, un incendie s’est déclaré au 2e étage de l’hôpital de Rouyn-Noranda causant de lourds dégats partout dans le bâtiment. La présidente-directrice générale du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, Caroline Roy, a mentionné en point de presse que les rénovations s’étendraient sur une longue période tout en confirmant la reprise totale ou partielle de plusieurs activités médicales dès les premières semaines et mois. Le retour à la normale se fait toutefois toujours attendre.
Pierre Dufour quitte la CAQ et François Legault devient ministre régional

Après avoir émis des critiques à l’endroit de ses anciens collègues quant à la place et l’écoute que les citoyens de la région obtenait de leur gouvernement, le député d’Abitibi-Est, s’est fait montré la porte in situ par le Premier ministre, François Legault. Lors du remaniement ministériel, M. Legault, s’est nommé lui-même ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue. Il a visité la région en express à deux occasions. Il a notamment annoncé un bloc énergétique pour le projet Odyssey d’Agnico Eagle à Malartic. Bien qu’il ait obtenu des signaux positifs et encourageants, le projet Dumont de Dumont Nickel à Launay devra attendre encore pour une annonce officielle.
Lors d'une deuxième visite, en décembre, François Legault a avoué un désaccord avec les Préfets de l’Abitibi-Témiscamingue quant au déficit fiscal prouvé par une étude indépendante de la firme Aviséo et dévoilée au printemps dernier. Celle-ci confirmait un déficit d’investissements en région entre 600 et 800 M$. M. Legault a profité de cette visite pour rencontrer les dirigeants de la Fonderie Horne qui demandait un délai de 18 mois pour atteindre la norme de 15 ng/m3. M. Legault s'était alors montré ouvert et demandait au conseil de ville de Rouyn-Noranda de se positionner. Après vérification, la Santé publique régionale avait déjà recommandé de refuser cette demande de délai. Aucune annonce n'a été faite officiellement pour confirmer l'acceptation du délai supplémentaire à Glencore et la Fonderie Horne.
Question qui ne mérite pas d'être posée : Est-ce que François Legault a passé ses vacances des Fêtes en Abitibi-Témiscamingue ?
Plan de gestion de l’orignal : Pas de tirage au sort en Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec
Les chasseurs de la zone 13 et 17 ont obtenu gain de cause. Des rumeurs quant à l’imposition d’un tirage au sort sur le veau et la femelle orignal à partir de 2026 inquiétaient la Fédération des chasseurs de la région. Ceux-ci critiquaient l’imposition d’une mesure partout au Québec alors que les besoins ne sont pas les mêmes partout. Selon eux et les études réalisés, le cheptel régional est en santé et ne justifiait aucunement l’imposition d’un tirage au sort. Le ministère a finalement confirmé que le tirage au sort ne serait pas imposé chez-nous contrairement à plusieurs régions du Québec. En outre, la femelle et le veau ne seront plus différenciés. On parlera désormais d’orignal sans bois ou avec bois. On souhaite éviter les difficultés à bien identifier s’il s’agit d’une femelle ou d’un veau. La vente d’urine naturelle sera également proscrite au Québec.
L’unité de soins en santé mentale ferme ses portes à Amos
Depuis le 22 juin, le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue a fermé l’unité interne en santé mentale de l’hôpital d’Amos. La pénurie de main-d’œuvre explique cette fermeture selon l’organisation. Le retrait de la main-d’œuvre indépendante a aussi joué rôle important alors que 6 des 10 postes d‘infirmières auxiliaires à l’unité interne étaient comblés par ce type de personnel. Cette annonce survient à un moment où Amos a enregistré une hausse marquée des personnes en situation d’itinérance. Selon le dernier recensement, en 2023, on comptait une trentaine d’itinérants sur le territoire. On en compte maintenant 51.
Amos a perdu 11 médecins de famille en 11 ans
Depuis trois ans, Amos a vu six médecins de famille partir à la retraite et cinq autre quitter la région. C’est le bilan qu’à fait le directeur médical et des services professionnels à l’hôpital d’Amos, François Aumond en entrevue avec MédiAT. Selon les données compilées, il y a quelques années, presque la totalité des citoyens amossois étaient suivis par un médecin de famille. Actuellement, grâce aux efforts de recrutement, le bassin amossois est toujours capable de se maintenir sous la barre des 20% de patients orphelins.
Amos Toyota investit 15M$ dans son avenir
Le concessionnaire a inauguré ses nouveaux locaux en mai dernier. Il s’agit d’un investissement de 15M$ ayant pour objectif de moderniser son image et d’offrir une expérience renouvelée à une clientèle fidèle. La concessionnaire a doublé sa superficie. Un lave-auto sans contact y est désormais offert, un département complet d’esthétique automobile, des baies de livraison intérieures, une allée de service accueillant jusqu’à 6 véhicules à la fois et six bornes de recharge pour les véhicules électriques
La Brute du coin, la salle communautaire de Champneuf et le PFK de Val-d’Or Brûlent
Des feux ont détruit plusieurs commerces et bâtiments aux quatre coins de la région en décembre. Un problème électrique serait à l’origine d’un incendie qui a détruit le restaurait la Brute du coin de La Sarre. Quelques heures plus tard, la salle municipale de Champneuf, regroupant l’administration et le salle des loisirs, a obtenu le même sort. On venait d’y investir 250 000$ pour remettre à neuf le bâtiment. Au même moment, le restaurant PFK de Val-d'Or était également la proie des flammes.